Les rez-de-chaussée des bâtiments étaient tous occupés par des magasins.
Quand nous allions à la boucherie, il y avait de grands frigos qui occupaient le mur du fond jusqu’au plafond et le sol était parsemé de sciure de bois. A gauche se trouvaient une table en bois et un billot sur lesquels le boucher découpait la viande. A droite, c’était là où l’on pesait la marchandise et où l’on terminait de l’emballer dans du papier journal.
Chaque semaine, il y avait des livreurs qui apportaient d’énormes morceaux de viande qu’on pendait dans les frigos.
Lorsque nous allions faire nos courses le boucher nous demandait ce que nous voulions, sortait un gros morceau de viande en nous demandant : « Est-ce que cela vous convient ? » puis la quantité de ce qu’on voulait. Une fois qu’il avait bien ficelé la viande qu’il mettait aussi dans une feuille blanche, la viande passait à la caisse. Là on terminait de l’emballer dans du papier journal ; on la pesait et faisait le total au crayon.
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