9.26.2026

Nous allons tous mourir de faim.

Cela fait déjà depuis quelques mois que nous avons mangé tout ce que la planète peut produire en 1 an.
 
Pour vivre nous avons besoin de la terre, de l’eau et de l’air et tous, nous gaspillons tout ! Les sols sont mal gérés. Nous cherchons à produire le maximum, et tant pis pour la qualité et tant pis si les dits-produits ne sont pas sains à la consommation humaine. De plus nous sacrifions des milliers d’hectares pour construire des autoroutes, des parkings, etc. dont la surface goudronnée fait disparaître l’eau de nos nappes phréatiques, car celle-ci, au lieu d’être ingurgité par le sol qui la filtre pour l’envoyer dans les nappes phréatiques, est envoyé dans les rivières où elle nourrit les océans. Concernant les panneaux photovoltaïques que l’on veut installer en champ comme on le fait déjà pour les éoliennes, alors qu’il y a de la place pour les installer sur les toits des maisons particulières, sur les toits des granges, ce qui libérerait ainsi les sols pour la culture. Par exemple à Pierry, petite ville marnaise à proximité d’Epernay, il y a un parking recouvert par des panneaux photovoltaïques qui produisent toute la consommation énergétique du magasin, qui permettent aussi aux voitures de stationner à l’ombre et aux usagers de ces places de parking de ne pas se faire mouiller quand il pleut.
Quand on cherche il y a des solutions pour permettre de ne pas enlever leur outils de productions aux agriculteurs… mais voilà, il faut que ça rapporte à une majorité d’actionnaires qui n’ont que faire du pauvre cultivateur à qui on vole sa terre.
 
Pour l’eau, c’est autre chose. Il pleut de moins en moins et nous commençons à manquer d’eau (surtout potable). Dans la gestion de l’eau, on la réserve d’abord aux centrales nucléaires dont il faut sans cesse refroidir les réacteurs, sinon on est dans l’obligation de les arrêter. Alors qu’on sait déjà qu’on va finir par manquer de courant, on nous oblige à acheter des voitures électriques, à installer des climatiseurs électriques, etc. Bref, on veut nous forcer à utiliser plus et toujours plus d’électricité. Il nous faut donc aussi étudier ce problème-là.
Où va l’eau des parkings ? Je vois des espèces de buses qui doit mener l’eau dans les rivières alors que de plus en plus de nappes phréatiques sont déjà vides.
 
Concernant l’air dont nous avons besoin dont tous nous savons qu’il est pollué par les tuyaux d’échappement, les usines chimiques. Nul part nous ne pouvons respirer un air sain si ce n’est, peut-être, en altitude...

9.19.2026

Les médecins

Les médecins se déplaçaient souvent à pied et montaient souvent les étages. Je me souviens qu’une fois j’avais été malade et maman a demandé au médecin qui passait par là, de lui faire une ordonnance sur le trottoir qu’il a acceptée de faire car il me connaissait déjà et ma mère lui avait décrit les symptômes de ma maladie.
 
A l'époque nous étions soignés par des gargarismes, du bleu de méthylène, des cataplasmes, des ventouses, des suppositoires.
Ca ne pouvait pas soigner les maladies très graves. La médecine a tout de même fait des progrès mais ça nous suffisait.
 
Maintenant nous croulons sous la paperasserie.

9.11.2026

Souvenirs d'après-guerre

Après la Libération, c’était la grande euphorie. On a retrouvé nos petits commerces et de bonnes choses à manger (comme le pain blanc) même si les tickets de rationnement ont duré encore quelques temps. Il fallait aussi reconstruire le pays, et il y avait donc du travail pour tout le monde. A l’école on nous faisait miroiter la vie future où il n’y aurait plus de famine : on aurait, par exemple, des pommes et des tomates identiques (taille et couleur). Les téléviseurs et les voitures seraient devenues abordables pour tous. A cause de tout ce qu’on nous en racontait, nous étions émerveillés par tout ce qui nous attendait…
Il y avait des écoles partout même dans les petites localités où tous les enfants pouvaient y aller à pied. Dans les villages il y avait parfois qu’une seule école regroupant plusieurs classes. Comme il y avait peu d’élèves, ceux qui étaient en charge de les instruire n’avaient aucun problème pour se faire obéir. En plus des matières comme le français, les mathématiques, l’histoire-géo, on nous enseignait la morale et la discipline (ce qui n’existe plus maintenant). Les enfants savaient écrire, lire et compter. Je possède encore des courriers écrits par mon père et mon oncle paternels dans lesquelles on ne peut que constater qu’ils avaient de très belles écritures et qu’ils ne faisaient pas de faute d’orthographe. - Nota : entre l’éducation donnée à mon père et à son grand frère, il n’y avait pas de réformes scolaires… ma génération a étudié de la même façon qu’eux.
 
Ce qui est très différent de maintenant où les jeunes ne savent plus compter s’ils ne possèdent pas une calculatrice au minimum (maintenant c’est disponible sur leur smartphone).
 
Les filles les plus grandes se coiffaient avec des « choupettes ». Elles peignaient des bas sur leurs jambes. Elles se faisaient des corsages avec de la toile de parachute.
 
Les supermarchés n’existaient pas encore et nous allions faire nos achats dans les différentes boutiques. Quand les supermarchés sont apparus, quand nous avons pu nous acheter des voitures etc, nous n’étions plus aussi heureux qu’avant.
 
A l’arrivée des postes de télévision, notre vie à basculer, les gens n’allaient plus au bistrot y rencontrer des amis, avoir une vie sociale en jouant aux cartes, par exemple, ou en se rassemblant pour papoter entre amis, mais restaient devant leur poste. C’est ainsi que toute la vie familiale a été détruite.

9.04.2026

Souvenirs d'avant-guerre

Lorsque j’étais petite, je trouvais normal que les enfants jouent dans les rues en courant d’une porte cochère à une autre. Hélas, je n’avais pas le droit de jouer ainsi. Je trouvais normal de croiser des attelages avec des chevaux qui livraient du charbon, de la glace…
 
On n’avait pas encore la TV évidemment, et seulement la radio qui bafouillait. Il y avait Jane de Souza et Raymond Souplex qui critiquaient le gouvernement sur le banc. A l’époque nous n’étions pas censurés, la TV n’existait pas non plus. On pouvait aller au cinéma où il y avait les informations, un dessin animé, un entracte pendant lequel nous pouvions rester assis à regarder de la publicité, et un film pour clôturer la soirée.
 
Les maisons où se trouvaient les logements avaient leur fenêtres grillagées afin d’éviter que les enfants ne tombent dans les cours dans lesquelles, de temps en temps, un chanteur venait y chanter qui permettait ainsi que nous soyons au courant des dernières publications musicales (tubes que nous dirions à notre époque). On lui envoyait des pièces emballées dans du papier pour qu’il puisse les ramasser facilement.
 
Le facteur passait deux fois par jour. C’était notre seul moyen de communication.
Les éboueurs ramassaient les poubelles, dans lesquelles il y avait deux fois rien que nous jetions, une fois par jour.
Quand nous allions faire nos courses, nous prenions un sac à provision dans lequel nous mettions des bouteilles vides en verre. On nous vendait les pommes de terre en vrac, par exemple. On pouvait acheter seulement la quantité que nous voulions (à l’unité donc), par exemple : 2 petits-suisses. Le pain étant vendu au kg, nous pouvions acheter 250 g de pain. Le lait étant vendu à la louche, nous pouvions acheter seulement 1/4l de lait. On nous faisait goûter aussi les produits, comme un fruit… en plus nous rencontrions chez le commerçant tous les habitants du quartier (ce qui tissait un lien social).
 
Dans les immeubles les rez-de-chaussée étaient des boutiques. Il y en avait plusieurs, comme le boulanger, le boucher, le charcutier, le poissonnier, le crémier. Je me souviens qu’il fallait marcher un peu pour trouver un cordonnier et un horloger. On faisait nos courses tous les jours et celles-ci, finalement, se transformaient en simple promenade quotidienne.
 
Je passe l’épisode de la guerre que j’ai déjà traitée dans un autre blog, et dont vous pouvez lire les articles en cliquant sur le lien suivant :  
 

Les petits magasins d’avant-guerre (1) : la Boucherie

Les rez-de-chaussée des bâtiments étaient tous occupés par des magasins.   Quand nous allions à la boucherie, il y avait de grands frigos qu...