9.11.2026

Souvenirs d'après-guerre

Après la Libération, c’était la grande euphorie. On a retrouvé nos petits commerces et de bonnes choses à manger (comme le pain blanc) même si les tickets de rationnement ont duré encore quelques temps. Il fallait aussi reconstruire le pays, et il y avait donc du travail pour tout le monde. A l’école on nous faisait miroiter la vie future où il n’y aurait plus de famine : on aurait, par exemple, des pommes et des tomates identiques (taille et couleur). Les téléviseurs et les voitures seraient devenues abordables pour tous. A cause de tout ce qu’on nous en racontait, nous étions émerveillés par tout ce qui nous attendait…
Il y avait des écoles partout même dans les petites localités où tous les enfants pouvaient y aller à pied. Dans les villages il y avait parfois qu’une seule école regroupant plusieurs classes. Comme il y avait peu d’élèves, ceux qui étaient en charge de les instruire n’avaient aucun problème pour se faire obéir. En plus des matières comme le français, les mathématiques, l’histoire-géo, on nous enseignait la morale et la discipline (ce qui n’existe plus maintenant). Les enfants savaient écrire, lire et compter. Je possède encore des courriers écrits par mon père et mon oncle paternels dans lesquelles on ne peut que constater qu’ils avaient de très belles écritures et qu’ils ne faisaient pas de faute d’orthographe. - Nota : entre l’éducation donnée à mon père et à son grand frère, il n’y avait pas de réformes scolaires… ma génération a étudié de la même façon qu’eux.
 
Ce qui est très différent de maintenant où les jeunes ne savent plus compter s’ils ne possèdent pas une calculatrice au minimum (maintenant c’est disponible sur leur smartphone).
 
Les filles les plus grandes se coiffaient avec des « choupettes ». Elles peignaient des bas sur leurs jambes. Elles se faisaient des corsages avec de la toile de parachute.
 
Les supermarchés n’existaient pas encore et nous allions faire nos achats dans les différentes boutiques. Quand les supermarchés sont apparus, quand nous avons pu nous acheter des voitures etc, nous n’étions plus aussi heureux qu’avant.
 
A l’arrivée des postes de télévision, notre vie à basculer, les gens n’allaient plus au bistrot y rencontrer des amis, avoir une vie sociale en jouant aux cartes, par exemple, ou en se rassemblant pour papoter entre amis, mais restaient devant leur poste. C’est ainsi que toute la vie familiale a été détruite.

9.04.2026

Souvenirs d'avant-guerre

Lorsque j’étais petite, je trouvais normal que les enfants jouent dans les rues en courant d’une porte cochère à une autre. Hélas, je n’avais pas le droit de jouer ainsi. Je trouvais normal de croiser des attelages avec des chevaux qui livraient du charbon, de la glace…
 
On n’avait pas encore la TV évidemment, et seulement la radio qui bafouillait. Il y avait Jane de Souza et Raymond Souplex qui critiquaient le gouvernement sur le banc. A l’époque nous n’étions pas censurés, la TV n’existait pas non plus. On pouvait aller au cinéma où il y avait les informations, un dessin animé, un entracte pendant lequel nous pouvions rester assis à regarder de la publicité, et un film pour clôturer la soirée.
 
Les maisons où se trouvaient les logements avaient leur fenêtres grillagées afin d’éviter que les enfants ne tombent dans les cours dans lesquelles, de temps en temps, un chanteur venait y chanter qui permettait ainsi que nous soyons au courant des dernières publications musicales (tubes que nous dirions à notre époque). On lui envoyait des pièces emballées dans du papier pour qu’il puisse les ramasser facilement.
 
Le facteur passait deux fois par jour. C’était notre seul moyen de communication.
Les éboueurs ramassaient les poubelles, dans lesquelles il y avait deux fois rien que nous jetions, une fois par jour.
Quand nous allions faire nos courses, nous prenions un sac à provision dans lequel nous mettions des bouteilles vides en verre. On nous vendait les pommes de terre en vrac, par exemple. On pouvait acheter seulement la quantité que nous voulions (à l’unité donc), par exemple : 2 petits-suisses. Le pain étant vendu au kg, nous pouvions acheter 250 g de pain. Le lait étant vendu à la louche, nous pouvions acheter seulement 1/4l de lait. On nous faisait goûter aussi les produits, comme un fruit… en plus nous rencontrions chez le commerçant tous les habitants du quartier (ce qui tissait un lien social).
 
Dans les immeubles les rez-de-chaussée étaient des boutiques. Il y en avait plusieurs, comme le boulanger, le boucher, le charcutier, le poissonnier, le crémier. Je me souviens qu’il fallait marcher un peu pour trouver un cordonnier et un horloger. On faisait nos courses tous les jours et celles-ci, finalement, se transformaient en simple promenade quotidienne.
 
Je passe l’épisode de la guerre que j’ai déjà traitée dans un autre blog, et dont vous pouvez lire les articles en cliquant sur le lien suivant :  
 

8.22.2026

La sécurité enfant

Il y a certaines prises de courant que je ne parviens pas à utiliser du tout comme le fil de ma TV qui ne va pas dans la prise murale. Je n’arrive plus à ouvrir mes bouteilles, pour certaines il faut forcer, il y a un collier, les bouchons sur lesquels il faut appuyer en tournant, sur d’autres, après avoir soulevé le clapet il faut tirer encore sur des languettes.

Un entant ignore ce qu’est le chaud, le froid, sentir mauvais. Ce sont des expériences personnelles qui lui font comprendre tout cela.

Chez ma petite sœur, ses enfants avaient mis un cache dans la prise pour éviter aux petits d’y mettre leurs doigts, depuis, elle n’a jamais pu utiliser la prise car elle n’est jamais parvenue à enlever ce cache. Je ne crois pas qu’avec tous ces systèmes de sécurité enfants il y a moins d’accidents qu’avant. Par exemple il y a toujours des enfants qui se noient dans une piscine / rivière, qui se perdent. Bref, il faut que les parents soient raisonnables et surveillent leurs enfants car je constate ces derniers temps avec les enfants qui viennent chez moi que les parents ne s’en occupent pas car ils croient que leurs enfants ne risquent rien car tout est fait pour, soi-disant, leur sécurité.

On nous parle partout de sécurité et cela m’agace de plus en plus qu’on nous rabâché ce mot-là à longueur de journée.

8.14.2026

Le Micro-onde

Je craignais qu’il tombe en panne car c’était l’appareil le plus ancien en ma possession. Hélas c’est arrivé et il a fallu le changer. Ma fille m’a ramené un autre micro-onde en me disant : « c’est exactement le même, il n’y aura pas de changement ». Mais :

  • la porte est très dure à ouvrir ; 
  • sur le rebord du plateau en verre, il ne faut rien y déposer sous peine de voir le dit-plateau basculer. Il faut bien vérifier que tout est bien placé au centre. 
  •  les réglages sont illisibles, il a fallu dessiner de grosses flèches au stylo feutre on entend mal la sonnerie qui annonce que le plat est chaud / décongelé, quant à moi qui devient sourde, je ne l’entends nullement.

Je suis très déçue par tous ces appareils modernes que nous devons acheter, qu’on ne peut plus choisir : « c’est ça ou rien ! ». Je suis donc entourée d’appareils ménagers dont je ne sais pas utiliser toutes les fonctions.

8.07.2026

La ceinture

Un oncle s’est tué, écrasé par sa voiture qui s’est retournée sur lui. Son passager a été éjecté, heureusement car s’il y avait eu à cette époque l’obligation du port de la ceinture, il y aurait eu 2 morts. La ceinture n’était pas encore obligatoire.

J’ignore si elle sert à quelque chose : je n’ai aucun exemple de gens satisfaits. Par contre je peux citer d’autres exemples, comme celui de la femme d’un ami qui a fait une fausse couche suite à un coup de frein qui lui a appuyé la ceinture sur le ventre.

Il y a aussi le cas d’une petite fille : à la suite d’un choc elle a été étranglée par sa ceinture et est devenue toute bleue, il a fallu la réanimer et l’emmener à l’hôpital. Heureusement elle n’a pas eu de séquelles.

Le pire est le cas d’un jeune homme récemment qui a vu une voiture foncée vers lui, il n’a eu que quelques fractions de seconde pour réagir. Il est parvenu à se détacher et à se glisser sous son volant. Le choc, qui a été très violent, a déplacé le volant contre son siège. Il a eu ainsi la vie sauve même si on a eu du mal à le sortir du tas de ferraille. Il a fallu scier la voiture. Il s’en est tiré avec quelques jours d’hospitalisation.

Je ne veux pas dire que je suis contre la ceinture, ni que je suis contre certains qui estiment qu’elle est utile. Ils font comme ils veulent. Mais moi je suis totalement contre que nous soyons tous dans l’obligation de s’attacher à nos sièges.

Pendant très longtemps j’ai roulé dans de vieilles voitures qui n’avaient pas de ceinture et depuis que je roule dans des voitures équipées de ceintures et dans lesquelles je suis obligée de m’attacher alors que je déteste ça, je regrette beaucoup ma vieille Peugeot 404, qui n’en avait pas, surtout que le port de la ceinture m’empêche de respirer depuis que j’ai eu des ennuis pulmonaires, ce qui est très désagréable.

Ce que je regrette au sujet de cette ceinture c’est que nous sommes tous dans l’obligation de la mettre. Chacun devrait avoir la liberté de choisir sa façon de mourir : 

  • ou écraser dans la voiture
  • ou éjecter 

Mais on nous l’interdit. Par contre je connais des gendarmes qui, eux, ne l’attachent jamais. Ils ont vu des accidents, des victimes et donc ont pu évaluer les conséquences du port de la ceinture.

7.31.2026

Morris ou Maurice

Dernièrement a eu lieu à Essoyes une exposition consacrée aux œuvres de Maurice.

Le journaliste explique dans son article que l’artiste s’est inspiré des paysages aubois pour créer ceux paraissant dans sa bande-dessinée des Aventures de Lucky Luke. Visiblement le dit-journaliste a confondu le peintre franco-italien, né à Essoyes et se nommant Maurice, avec le célèbre dessinateur belge : Morris (les deux noms se prononçant de façon identique). Il apparaît aussi que le dit journaliste n’a pas visité l’exposition ou n’a jamais lu de Lucky Luke, sinon il se serait aperçu de son erreur avant que des lecteurs ne l’en avertissent et qu’il ne change le contenu de son article.

7.24.2026

Démêlés avec l’administration des eaux

Lorsque je reçois une facture, je la règle immédiatement. Ce que j’ai fait quand j’ai reçu celle concernant l’assainissement. La seule différence par rapport aux autres fois : je l’ai réglé via internet au lieu de me déplacer sur le lieu de paiement : le bureau de tabac de ma commune.

Un mois après je reçois un rappel m’avertissant que je n’avais pas payé ; je conteste en leur expédiant une copie de mon relevé de compte prouvant que non seulement la facture était payée mais que l’argent avait été encaissé et sur lequel on pouvait voir leur réf. de paiement. Le mois suivant je reçois confirmation comme quoi l’erreur était dû à une mauvaise saisie des références et qu’elle a été corrigée. Je ne leur dois donc plus rien, par contre on me demande de payer la somme de 150 € pour les frais d’huissier. 

Evidemment je refuse de payer pour une recherche de facture que j’avais déjà réglée. 

C’est alors que ma fille va chez le conciliateur juridique et lui montre toutes les pièces attenant à ce dossier. Il entre alors dans une grande colère en constatant comment sont malmenés les contribuables. Il téléphone alors à l’administration en charge du dossier et on le trimballe alors de bureau en bureau. On finit par le mettre en relation avec la « bonne » personne et il réussit à gagner 100 € sur les 150 demandé, correspondant au montant de ma facture. Il ne me reste plus que les 50 € pour frais d’huissier, que je refuse toujours de payer. Le conciliateur continue à protester en mon nom et finit par être en relation avec le centre des Impôts car c’est là où se retrouvent tous les paiement versés à la Compagnie des Eaux. Là, une dame lui répond qu’elle a déjà plus de 300 dossiers à étudier et qu’elle ne peut en faire plus, lui lui rétorque qu’il s’excuse de lui en rajouter un 301e et qu’il veut juste savoir qui va payer les frais d’huissier…

Je leur propose donc d’organiser une quête dans leur bureau, ils trouveront bien les 50 €.

7.20.2026

Impôts et administration

Cette histoire date du temps où nous étions 9 à la maison et où je cherchais du travail à domicile.

Notre cousin (J) qui travaillait pour le centre des Impôts, nous apporta un livre contenant de nombreuses feuilles correspondant à plusieurs villages. Sur chaque page il fallait recopier le nom, l’adresse et un chiffre qui devait correspondre au centime additionnel qui était un peu près le même pour toutes les maisons.. Il nous prévint qu’il risquait d’y avoir des erreurs et que, dans ce cas-là, il fallait mettre les feuilles à part.

Mon mari et moi avons entamé le travail et avons trouvé beaucoup d’erreurs : des zéro disparus, des virgules déplacées et des chiffres qui pouvaient laisser croire qu’il y avait 1 ou 2 châteaux dans chaque village. Nous avons mis tout cela de côté et J, quand il est venu chercher le fruit de notre travail, était étonné par le nombre d’erreurs trouvées. 

Nous étions satisfaits de notre travail car nous avions aidé à éviter l’envoi de courriers, des réclamations, des contestations, et avions donc fait faire des économies à l’Etat. Mais celui-ci ne comptait pas comme nous : ils ont estimé que les feuilles étaient incomplètes et ne nous les ont donc pas payées.

Dès lors j’ai compris pour quel motif il y avait si peu d’erreurs de trouver.

7.13.2026

La bonne bouffe

Quand on compare la nourriture d’aujourd’hui avec celle d’autrefois, on se demande comment on peut survivre : nous sommes gavés de parfums, de colorants et de toutes sortes de produits chimiques. Si on veut des fruits, par exemple, on a des pêches et des abricots qui ont été cueillis avant d’être mûrs et sont durs comme tout ; les fraises sont énormes, d’une couleur pâle et n’ont aucun goût.
On ne peut guère avoir autre chose en ce moment : les oiseaux ont tout mangé.
 
La chose la plus ridicule que j’ai pu trouver a été les pommes-de-terre sans gluten alors qu’il n’y a jamais eu du gluten dans les pommes-de-terre. On nous fait croire n’importe quoi aussi que le gluten est dangereux alors qu’il ne l’est pas du tout et qu’il n’y a que quelques milliers de personnes qui y sont allergiques.
 
C’est bien d’avoir limité la graisse dans les steaks hachés, mais ils auraient pu aussi limiter les nerfs. Maintenant je n’en achète plus car ce n’est plus qu’un paquet de nerfs.
 
Le pire, ce sont les rôtis. D’un seul coup tous les bouchers se sont mis à entourer leurs rôtis de quelque chose que je nommerais « lard » mais je n’en suis même pas sûre. On a des bons rôtis mais quand on en fait cuire un, il nage dans la graisse. Du coup, je n’achète plus de rôtis.
Au début on a demandé au boucher de démonter toutes les ficelles et la graisse, ils font la grimace : ils ne sont pas contents.
 
Pour le reste, c’est pareil, j’ai eu un porc que j’élevais quand je vivais à la campagne, on avait de la viande délicieuse : on en mangeait une partie, on en faisait salé une autre partie, on en expédiait dans un fumoir chez quelqu’un qui les gardait 1 mois ou 2.
Nous avions aussi du boudin fait avec de la pâme et beaucoup d’oignons. Je n’en ai jamais eu d’aussi meilleurs. Nous avions aussi :
  • du pâté,
  • des rillettes,
  • des grêlons,
  • de l’andouille.
On avait du fumé sensationnel pour faire des quiches. Le salé était réellement salé ; celui qu’on nous vend maintenant est marqué « demi-sel » mais ils doivent juste le trempé dans de l’eau salée, c’est tout !
Une fois j’ai acheté un jarret que j’ai voulu couper en 2 et ai voulu le faire tremper car il était parsemé de feuilles de lauriers pour retirer le goût. Le lendemain mon évier était plein de sang et ça puait !
 
Je pense que les consommateurs sont tous aussi, en partie, responsables. Quand on voit « nouveau » ou « vu à la TV », ils se précipitent dessus. On se demande vraiment où passe notre bonne viande.

7.09.2026

Anecdote en rapport avec la COVID-19

Nous avons habité pendant une quinzaine d’années un petit village à 2 km d’une route départementale, l’air pur et très peu d’habitants. Je pensais que ces gens-là se moqueraient des consignes gouvernementales et continueraient à vivre normalement.

Nous rendons visite à des amis. Je les préviens que je ne porte pas de masque.
Première visite : le monsieur est dans la cour, il nous attend et porte des masques dans sa main que nous refusons de mettre. Sa femme est sur le pas de la porte, immobile. Nous avons fini par partis.
Deuxième visite : c’est la grande joie. On reparle comme avant. C’est parce qu’ils sont vaccinés ; ils ne risquent donc plus rien.
Troisième visite : Ils nous préviennent que nous ne sommes pas obligés de rentrer chez eux car ils viennent d’avoir la COVID-19. Je leur réponds que je ne risque rien car je suis bourrée d’anticorps.

Toutes ces sottises sont le fait d’un gouvernement où siège un imbécile soutenu par Emmanuel Macron, qui en tant que neurologue s’autoproclamait « virologue ». 

Il y a eu beaucoup de dégâts, surtout des décès suite à la piqûre. Je connais un fossoyeur qui a été dans l’obligation de jurer qu’il ne communiquerait pas la cause du décès des gens qu’il enterrent. Maintenant qu’il est à la retraite et qu’il peut parler, il nous a appris qu’il n’avait jamais enterré quiconque malade de la COVID-19. Les morts était surtout dû à la piqûre. Pour ma part j’en connais plusieurs, dont un membre de ma famille.

De tout cela, il fallait donc bien récompenser le dit-imbécile en lui attribuant la Légion d'honneur le 14 juillet 2025.

Souvenirs d'après-guerre

Après la Libération, c’était la grande euphorie. On a retrouvé nos petits commerces et de bonnes choses à manger (comme le pain blanc) même ...