Quand on compare la nourriture d’aujourd’hui avec celle d’autrefois, on se demande comment on peut survivre : nous sommes gavés de parfums, de colorants et de toutes sortes de produits chimiques. Si on veut des fruits, par exemple, on a des pêches et des abricots qui ont été cueillis avant d’être mûrs et sont durs comme tout ; les fraises sont énormes, d’une couleur pâle et n’ont aucun goût.
On ne peut guère avoir autre chose en ce moment : les oiseaux ont tout mangé.
La chose la plus ridicule que j’ai pu trouver a été les pommes-de-terre sans gluten alors qu’il n’y a jamais eu du gluten dans les pommes-de-terre. On nous fait croire n’importe quoi aussi que le gluten est dangereux alors qu’il ne l’est pas du tout et qu’il n’y a que quelques milliers de personnes qui y sont allergiques.
C’est bien d’avoir limité la graisse dans les steaks hachés, mais ils auraient pu aussi limiter les nerfs. Maintenant je n’en achète plus car ce n’est plus qu’un paquet de nerfs.
Le pire, ce sont les rôtis. D’un seul coup tous les bouchers se sont mis à entourer leurs rôtis de quelque chose que je nommerais « lard » mais je n’en suis même pas sûre. On a des bons rôtis mais quand on en fait cuire un, il nage dans la graisse. Du coup, je n’achète plus de rôtis.
Au début on a demandé au boucher de démonter toutes les ficelles et la graisse, ils font la grimace : ils ne sont pas contents.
Pour le reste, c’est pareil, j’ai eu un porc que j’élevais quand je vivais à la campagne, on avait de la viande délicieuse : on en mangeait une partie, on en faisait salé une autre partie, on en expédiait dans un fumoir chez quelqu’un qui les gardait 1 mois ou 2.
Nous avions aussi du boudin fait avec de la pâme et beaucoup d’oignons. Je n’en ai jamais eu d’aussi meilleurs. Nous avions aussi :
- du pâté,
- des rillettes,
- des grêlons,
- de l’andouille.
On avait du fumé sensationnel pour faire des quiches. Le salé était réellement salé ; celui qu’on nous vend maintenant est marqué « demi-sel » mais ils doivent juste le trempé dans de l’eau salée, c’est tout !
Une fois j’ai acheté un jarret que j’ai voulu couper en 2 et ai voulu le faire tremper car il était parsemé de feuilles de lauriers pour retirer le goût. Le lendemain mon évier était plein de sang et ça puait !
Je pense que les consommateurs sont tous aussi, en partie, responsables. Quand on voit « nouveau » ou « vu à la TV », ils se précipitent dessus. On se demande vraiment où passe notre bonne viande.
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